Temps
Le temps est chez Baudelaire une force ennemie, active, presque corporelle. Il use, écrase, mange la vie, et impose à la conscience une pression continue que l'ivresse, le travail ou le rêve ne font que suspendre un instant. La répétition des images de l'horloge, du fardeau, du frisson des choses qui s'enfuient ou des journées boiteuses donne au temps une présence concrète, rarement abstraite.